réponses d’éditeurs : Editions Caractères
Le voici le deuxième opus de notre grande série. Aujourd’hui l’éditeur tiré se nomme : “les éditions caractères, une maison active depuis 1950.
Ce que je sais de cette maison en deux mots : Cet autre éditeur du 5ème parisien présente un assez grand nombre de collections différentes, plus de dix, et le champ d’édition va de la poésie au théâtre en passant par le roman et l’essai. Leur collection de romans contemporains : ‘Imaginaires’, me paraissait convenir tout à fait à mon histoire de shaman moderne. J’avoue que j’avais un faible pour le titre de la collection plutôt qu’autre chose, mais c’est la beauté du titre de charmer l’imaginaire, n’est-il pas ?
La réponse !! La réponse !! La voici la voilà : ![]()
Globalement un beau papier, une présentation un peu old school, une réponse relativement rapide mais pas trop qui laisse penser que le délais de lecture est respecté, et surtout un discours direct qui va droit au but.
Je précise que cette réponse date de la première version de mon roman, c’est à dire en 2006, avant la deuxième et troisième réécriture du SHAMAN qui lui ont donné beaucoup plus de constance dans le style, ainsi que de rythme.
Qu’est-ce qu’elle nous dit cette réponse ? Nous avons bien lu votre roman ‘Shaman Superstar’. Malheureusement nous ne pouvons publier ce texte qui manque parfois de tenue. (NDLR: c’est vrai qu’il y a beaucoup de scène de nus). Vous pouvez nous faire parvenir une enveloppe timbrée pour récupérer votre texte. Nous vous souhaitons de voir aboutir votre projet (NDLR: c’est sympa ça comme petit encouragement).
Les notes !! Oui, je sais, ça ne sert à rien et c’est mesquin mais c’est plus pour se faire une idée globale.
Potentialité de lecture : 4/8 (La moyenne parce que la réponse laisse à penser que le roman a été lu, pas comme un ‘votre roman ne rentre pas dans notre collection’ alors que c’est évident qu’il y rentre… Cela dit le niveau de personnalisation n’est pas très avancé et le doute subsiste un peu.)
Contenu de la réponse : 4/7 (encore une fois au dessus de la moyenne, parce que oui à l’époque mon roman manquait de tenue… Peut-être ce n’est qu’un coup de chance et cette réponse est standard… Un avis d’un lecteur ayant reçu une réponse des editions caractères ? Le nom est personnalisé, )
Traitement logistique : 2,5/3 (le délais de réponse (un peu plus d’un mois) est tout à fait convenable et meilleur que les 4 jours de certaines maison. Il reste plus d’un mois pour renvoyer l’enveloppe retour, tout ça est normal.)
Qualité du papier : 1/1 (papier correcte, impression couleur, typo sympa).
Le point pour ne pas mettre 0 : 1/1
La note finale : 12,5/20 Une bonne acceptable, un bon délais, une légère personnalisation, comme on dit dans le rugby cette maison respecte les fondamentaux. Les basiques sont là, il ne reste plus qu’à rajouter la dorure !
En tout cas, et c’est le but de cette section du blog, si vous avez un texte à soumettre à un éditeur et que votre texte correspond aux Editions Caractères : http://www.editions-caracteres.fr , n’hésitez pas !
Réponse d’éditeur : éditions du Rouergue
Allez je me lance c’est parti : premier éditeur à entrer dans la valse de la réponse décortiquée : les éditions du Rouergue.
Pourquoi les avoir choisis en premier ? Aucune raison, ce ne sont pas les premiers à qui j’ai écrit, je n’y connais personne ils n’ont pas dit oui. J’ai décidé de tapper au piff à chaque fois, c’est tellement meilleur !
Pour présenter ce que je sais de la maison en deux mots : une maison assez moderne, dynamique, avec un site internet en flash tout coloré qui bouge et qui dit quand même ce qu’il a à dire. Des bouquins dans lère du temps, et des présentations que j’aime bien. allez voir vous mêmes : www.lerouergue.com
Alors la belle réponse du Rouergue, la voici :
(vous pouvez cliquer pour agrandir)
Un papier sans prétention mais ok. Beaucoup de paroles par rapports à d’autres maisons, mais rien de personnalisé. Ce que j’en retiens avant tout c’est une belle défausse : ‘Nous avons bien reçu votre proposition d’ouvrage et nous le transmettons à notre comité de lecture, notre production étant limitée, nos choix sont restrictifs, donc si vous n’avez pas de nouvelles de nous dans un délais de deux mois à compter de ce jour, ça veut dire NON ! désolé.
Autant envoyer NON! direct, enfin c’est mon avis. Je n’ai jamais plus eu de nouvelles d’eux. J’aime tout de même leur logo, ça fait une touche sympa. Même pas une signature, un nom, rien, un numéro caché sous la tâche rouge, un seul numéro, voilà tout ce qu’on est. C’est la vie, vous me direz, comme à la sécu. Et oui, c’est la vie.
Bonne maison quand même, mais il faudrait s’assumer et prendre plus en considération les auteurs, qui sont des numéros certes, mais qui ont un coeur et de l’énergie, et de la passion et tout ça peut servir tout de même.
Passons à la notation (oui, les éditeurs deviennent aussi des nombres!)
Potentialité de lecture : 3/8 (vu la réponse, pas convaincu du tout qu’ils lisent les textes)
Contenu de la réponse : 2/7 (juste accusé de réception, auquel rien n’a suivi)
Traitement logistique : 1,5/3 (une réponse très rapide qui laisse peu d’espoir)
Qualité du papier : 1/1 (je vous ai dit, j’aime bien leur logo)
Le point pour ne pas mettre 0 : 1/1
La note finale : 8,5/20
Je vous rappelle que ça ne note pas la maison d’édition en tant que telle mais sa manière de répondre aux envois à l’aveugle de texte. Sans doute si vous trouvez un moyen d’avoir à 100% votre manuscrit lu, vous n’aurez pas la réponse que j’ai eue, mais là ce n’était pas mon cas.
“comment tu me parles ?” réponses d’éditeurs
Pour ceux qui ne le savent pas encore, j’écris. Pas pour moi, je veux dire, j’écris pour être lu. Et quel meilleur moyen d’être lu que d’être édité ? Un éditeur c’est un réseau de distribution, de grosses séries, la crédibilité (si si c’est important et ça change même quelque peu le regard du lecteur qui se jette dans la première phrase).
Pour mon dernier roman en date, qui raconte l’aventure d’un Shaman Shuar contemporain, je cherche un éditeur. Ca fait même un moment que j’en cherche un. Ces derniers temps j’ai des touches très chaude à travers des contacts de contacts de contacts etc… Mais avant d’user mon téléphone portable et d’attendre des heures d’avoir des entrevues, j’avais essayé d’envoyé mon manuscrit par la poste à des maisons d’éditions. COmme je suis un acharné, j’ai fait comme je sais fait : j’ai écrit à TOUTES les maisons d’éditions possibles qui éditent des romans de fictions dans mon champs. Résultat, depuis je reçois tous les jours ou deux jours une jolie lettre de refus…
Mon bouquin, j’en ai fini une première version en juin 06, SHAMAN SUPERSTAR. J’ai commencé, pour voir (je sais je suis candide), à l’envoyer à une floppée de maison.
En juin 2007 j’ai fini une nouvelle version du bouquin que j’ai renvoyé à une soixantaine d’éditeurs.
En octobre 2007 j’en ai fini la troisième version, que je dois présenté à des éditeurs qui se sont dits intéressé d’ici quelques jours ou semaine (si vous voulez être édité, soyez patients).
Je forme donc l’entreprise qui a déjà été entreprise par d’autre mais de manière je trouve un peu incomplète, et pour aider mes collègues et déjà amis eux aussi auteurs en quête d’éditeur, de leur montrer les lettres de refus qu’envoient chaque éditeurs.
Vous verres que le niveau de réponse et d’implication des éditeurs est très inégal, et les nouveau auteurs inconnus mais plein de talent et de volonté et de modestie comme moi, pourront orienter leurs envois vers les maisons qui leur paraissent les plus adequat.
Je suis ouvert à toute remarque. Pour faire simple dans la comparaison j’ai prévu un petit système de notation. Non pas pour juger des maisons d’éditions qui font leur job et que je ne critiquerai pas, mais pour estimer leur implication dans le discours aux auteurs inconnus qui leur soumettent des manuscrits.
Dernier point : Cette serie s’appelle réponses d’éditeurs et si j’ai masqué les noms, c’est parce que je pense qu’ils ne sont pas le sujet, qui est l’organisation.
Ultimate death match : Audi A3 contre clio 0.9L
Hier soir je rentrais tranquillement chez moi, presque pas bourré, vers 22h00. Je m’arreête tranquille au feu rouge, le feu passe au vert, je démarre tranquille, non vraiment, tranquille. Choc, bruit de ouf, le paysage défile, la voiture fait un peu plus d’un tour et demi sur elle même et viens se caller de l’autre coté du carrefour. Je fais un check orteils, c’est bon, je checke le cou, c’est bon, je me tate un peu, c’est bon , pas de sang. Hallelujah ! Je sors de ma voiture, des gens accourent de partout, moi je vais vers l’autre caisse voir si l’autre est pas mort. En sortant un coup d’oeil sur le coté de ma voiture (je la suis pris plein coté gauche) bien bien bien enfoncée la salope. Une A3 m’attend ,qui n’a pas bougée, le capot a peine amochée, meme pas d’airbag déclenché. A l’intérieur, une nana de 55 ans qui dit à tous les passants qui l’asssaillissent : mais j’etais sur qu’il n’y avait pas de feu rouge, c’est l’onde verte d’habitude…
Apres qu’une scooter soit venu lui expliquer que s’il m’avait doublé il serait mort et que 5 pietons qui s’apprétaient à traverser lui ai affirmé que oui elle était passeau rouge, elle reconnait.
La dessus je prends un chewing gum a la mente (on sait jamais je puais un peu la biere) et je me mets à remplir le truc pour l’assurance. Bon a part une faute dans mon nom je m’en sors bien niveau remplissage du constat… Et zoup voilà ma titine qui part au garage toute enfoncée. Mon assureur m’a dit qu’ils me feraient un cheque parce que y’a peu de chance que ça vaille le coup de reparer. Putain de vieille qui m’a defoncée ma jolie voiture que j’aimais et que je choyais et qui sortait du controle technique depuis une semaine. J’aurais jamais de quoi m’en racheter une aussi belle et puis je l’aimerai jamais autant que je l’ai aimée elle…
nouvelles de roman
Ca fait quelques temps alors je me propose de vous faire un petit point sur ma recherche d’éditeur. Bon j’ai un peau fait du moonwalk cet été parce que j’ai écrit une pièce qui sera jouée en janvier (plus d’infos à suivre), mais comme j’avais envoyé le manuscrit à une bonne cinquantaine d’éditeurs, j’ai le plaisir de recevoir presque tous les jours ma petite lettre type : ‘Merci d’avoir pensé à nous, mais on ne publie pas ce genre de bouquin’, ou alors ‘Pas l’unanimité autour de votre texte.’ Sur trente réponse, je crois que j’en ai reçu à peu près 2 personnalisées, dont une avec une charmante petite écriture toute ronde. Tout ça pour dire que le contact qui a apprécié mon livre dans une maison je vais pas le lâcher. Il m’a confirmé son intérêt et m’a demandé une version finale pour novembre. I’ll be on time. Et je vous tiendrais au courant. Que le Shaman vive longtemps (puisque le livre est Shaman Superstar).
Epitaphe pour beau gosse
Les maisons s’ouvrent pour moi comme si elles étaient closes. Si frustrant de savoir que mon talent n’y est pour rien : s’il suffit d’une belle gueule à quoi bon travailler ?
Mes réveils
Un petit texte d’expression de mon cru comme toujours sur ce blog, simple et naturel pour décrire ces réveils et ces séparations, et surtout cette condition instable et répandue d’ensemble sans être ensemble, ensemble à l’occasion, par laquelle nous passons tous, d’un côté, de l’autre, ou a cheval sur la barrière.
Elle m’a dit « adieu », encore une fois, entre deux coups de pinceau…
Cette lopette en salopette n’est qu’une salope.
D’ailleurs plus personne n’en porte mais putain,
Qu’est ce qu’elle m’en fait tenir la morue !
A s’en croire la reine des océans ; aux dents longues
De la mer de chopper toujours un plus gros poisson.
Un qui en plus d’éponger ses désirs arrosera toujours plus ses beuveries.
Moi qui n’ai pas le sou, je passe en second,
Dans l’ombre des fonds de soirée, je fais tapisserie tout du long
En l’attendant, je la vois tricoter ses filets, se débattre,
Glisser sur leur torse ses griffes qui se plantent dans mon cœur
Et me pénètrent et me violent, m’emprisonnent et me sauvent.
Cette douleur qui chaque fois me fait revivre, jusqu’au réveil.
Ah le soleil et tout son mensonge !
Elle courre pour une nouvelle flèche,
Moi sur le fil, face à la glace, la raison file,
Une journée commence, pendu à ses bras qu’elle ne me tend pas.
dernier plaisir
La poésie moderne a-t-elle besoin d’être crue, cash, gore, vulgaire pour s’acheter une décence, une crédibilité, pour oser ce montrer et qu’on accepte de la regardée sans avoir honte ? Parfois je suis obligé de dire que je vais slammer pour qu’on écoute ma poésie… Oui, il y a une force à pouvoir exprimer des choses simplements, comme on les ressent, sans pincette, sans métaphore, même une liberté du possible des sujets traités. J’aime toutes les formes de poésie, des figures imposées à l’applat de couleurs difforme. Alors voilà, simplement exprimé, un plaisir simple que je crois nous partageons.
dernier plaisir
ça me tire si fort que je voudrais être une femme
même bourrée
escabeau vers la gerbe
monotonie de tes seins
J’en ai pris pour combien ? CDI
au chômage
pourquoi j’ai proposé ?
ascenseur vers le trip
lumières
fin du film
ça repart
toute ma vie au ciné pour que tu la fermes
un demi
un petit, un mi-temps de truc qui m’aille
Je baisse mon froc, j’aime chier
dernier plaisir total
mon bonheur à fleur de peau
la plaie et son couteau
L’absence provoque beaucoup de choses, parfois elle crée même des sentiments qui jamais dans la présence n’auraient éclos.
L’absence agit comme le soleil sur une petites graine en terre fertile : si la graine trouve la force de percer la terre, l’absence la transformera en une plante pleine de vie.
L’absence et son pouvoir sont trop peu loués, je voulais leur rendre homage.
la plaie et son couteau
Je découvre la douleur
Le couteau a pénétré, doucement, s’est retiré
une piqûre
Première réaction : se gratter, la faire partir
Mais le point fixe, toujours présent
chaque instant
à en deviner les contours, au millimètre
d’entaille
de vide
Le couteau ressorti
la chair à nue refuse de se refermer
Chaque jour la plaie appelle l’arme
Combler ce vide, quitte à s’enfoncer plus profond
plus profond -un cri- mais plus la chair à vif !
Te sentir à nouveau.
Souffrir de toi s’il le faut, mais pas de ton absence