Le dernier Eurostar de Waterloo, j’y étais
Après le grand moment symbolique des 18:02 pour la release du nouvel iPhone pour O2, voici donc le nouveau moment 18h00 historique qui vont complètement changer la face du monde. J’ai réservé ce week end il y a trois mois pour avoir un billet pas char, et c’est surement pas en rentrant un mardi soir que je m’attendais à un tel bordel en arrivant (déchiré comme il se doit après 6 jours à London BABY!) à mon Eurostar. Concert de Stars anglaises, et que ça pleure, grande déclaration de je ne sais pas qui, bref la grosse artillerie pour dire adieu à la gare portant le nom le plus pourri de toute l’histoire du chemin de fer : Waterloo!! Bienvenu King’s Cross, Bienvenu St Pancras ! C’est les constructeur de la ligne direct Waterloo / Banl (station de la City desservie en direct depuis Waterloo) qui vont être content. Enfin cette petite gare très pourrie ne me manquera pas, non pas que j’aime particulièrement le modernisme, mais c’était un chef d’oeuvre de travail à l’anglaise : moche pourri, désuet, moche, pourri, usé comme si ça avait trois mille ans, rouillé, pas stable, bruillant. Heureusement que les français ont mis leur grain de sable pour avoir une gare correcte à St Pancras. Non mais sérieux !! (Que ceux qui me trouvent chauvin fasse deux changements de dix kilomètres à pied à Londres escaliers inclus ou alors se fasse goutter dessus à New York…)
Allez, bye bye Waterloo et bienvenue à High Speed 1 to St Pancras!!
ils sont fous ces londoniens!
Par Toutatis ! Il semble que la célèbre phrase d’Obélix, que je n’utilisais avant
essentiellement que pour les japonnais, soit désormais applicable aussi aux anglais. J’étais tranquillement à Londres en fin de semaine dernière, en train de marcher d’Oxford Circus où j’avais fait quelques achats à Bank (La City), là où bossent tous les financiers, afin de les chopper à la sortie du boulot et de prendre ensemble quelques choppines. A chaque magasins O2 (opérateur téléphone mobile), je voyais des files énorme de gens qui attendaient, et ces files grandissaient, grandissaient. Je n’en tins plus et allai demander la raison de tels attrouppemment. Les gens répondirent avec un grand sourire, limite à se foutre de ma gueule du genre “QUOI MAIS COMMENT TU NE PEUX PAS ETRE AU COURANT ?????” qu’à 6:02 pm ce jour là sortait l’iPhone compatible avec le réseau anglais…
No comment. Enfin si. Que les japonnais fassent 48h de queue pour la sortie de la
playstation pourquoi pas, que les américains passe le même temps à attendre pour un concert de Britney Spears admettons, ils ne sont pas Européens ceux-là, j’admets que nous puissions être différents à ce point. Mais là, que des anglais (ok se sont encore des insulaires, mais bon…) si proches de nous par la distance, ce mettent à avoir ce même genre de comportement débile… par Toutatis, moi qui croyait que leur temps vallait de l’argent ! Est-il si important de se la péter à se point qu’ils ne puissent attendre quelques heures/jours ?
Un avis ? Le feriez vous ?
encore un cri
ça fait un moment que je vous ai pas servi un petit texte poétique, simple et plein d’allant comme je les aime. Je suis en ce moment en pleine recherche de sens, vous savez la situation dans laquelle on se retrouve quand on finit un cycle et qu’on en prépare un nouveau. C’est agréable, excitant, n’est-ce pas ? Quand tous les projets ne sont qu’idées, que tous les lieux ne sont que des rêves de voyages, quand les futurs emplois sont sans défaut, riches à vouloir dormir au boulot… Oui, c’est ça vous l’avez… Toutes ces voix de tous ceux qu’on pourrait être si on suivait l’un ou l’autre des chemins….
encore un cri
tous les orages toutes les voix
un seul furieux appel
commotion du temps
étriqué insoumis
gorgé de sang et de non-dits
inaudible
perdu mais serein
rien à gagner
tout à jouer tout dans la balance
tout tenter
à la lumière d’une faille espérer vaincre
se tromper encore
y replonger avec folie
sans rien mûrir
oublier le point
dépassé sans doute
hésiter entre rire et souffrance
ne pas s’en contenter
un cri encore
rauque et solitaire
aussi seul mais plus rageur
pour qui voudrait l’entendre
Rencontre avec des comédiens
Aujourd’hui j’ai rencontré les comédiens et le metteur en scène qui vont jouer ma pièce ‘ballade nocturne’. C’est très bizarre comme sensation et je ne m’y suis pas du tout senti à l’aise, j’espère que ça va venir.
C’est surtout dû au texte. J’ai écrit cette pièce sans trop la retravailler histoire de voir si elle plaisait, et très rapidement je me retrouve avec metteur en scène et comédiens, avec un texte encore imparfait. Forcément j’ai super la honte. Ils m’ont fait des remarques sur mon textes, beaucoup sont justifiées et méritent corrections, mais pour d’autres ça touche au coeur du propos, de la constitution des personnages. Dûr de filtrer à la volée des remarques faites sur le texte celles qui sont applicables des autres. J’ai une pelletée de notes et d’idées, rien que dans le métro en rentrant j’ai couvert deux feuilles. Je déteste écrire comme ça dans le métro, j’ai l’impression que les gens disent qu’on se la pète à écrire juste pour être regardé alors que si ça se trouve ce qu’on écrit ce n’est même pas des phrases. Comme ces mecs à l’époque des premiers téléphones qui faisaient semblant de téléphoner dans des gadgets en plastiques. Enfin bref je les emmerde les gens, je préfère qu’ils me prennent pour un branleur que de rater toutes les idées sorties de la réunion. Depuis j’en ai mis une bonne couche, quatre heure de mise en forme et d’organisation des modifs à effectuer, au sortir d’une journée de boulot je suis bien cassé. Je vais prendre une journée de congé la semaine prochaine, avec le pont du premier novembre ça me fera 4 jours pour écrire et me plonger dans le truc.
En plus de ce week end ça me laissera le temps pour leur envoyer le texte final dans le délais. Les premières représentations sont prévues mi février. Je sens que d’ici là ça va être rock n roll. C’est pas comme si j’avais 15 projets en même temps et ce bouquin à faire éditer. La vie est une question de priorité, mais la vraie question est : combien peut on avoir de priorité. Je n’en ai qu’une, écrire, alors tant que j’écris… D’ailleurs
aujourd’hui j’ai eu une super réponse d’un éditeur, mais bon, qui ne veut pas éditer mon livre ‘en l’état’. C’était la version de juin, j’ai hésité à décroché mon téléphone pour appeler la nana et lui dire que je viens de passer 4 mois à le retravailler, mais sachant qu’elle a posté sa réponse il y a deux jours je suis pas sûr que ce soit la meilleure solution… Je vais attendre un mois et bosser dessus parce que c’est clair qu’elle ne le lira pas 3 fois.
C’est très solitaire d’écrire un roman. On est face à l’histoire, aux personnages, à l’écriture, à la mise en forme, au démarchage, au retravail, tout ça tout seul. C’est très oxygénant d’écrire du théatre, on peut sortir discuter avec les comédiens, le metteur en scène. Bientôt il y aura de la communication, des affiches, peut-être je pourrais coudre un peu des décords, je crois que ça va me plaire.
au pire il me restera toujours la poésie
et mon blog
Ultimate death match : Audi A3 contre clio 0.9L
Hier soir je rentrais tranquillement chez moi, presque pas bourré, vers 22h00. Je m’arreête tranquille au feu rouge, le feu passe au vert, je démarre tranquille, non vraiment, tranquille. Choc, bruit de ouf, le paysage défile, la voiture fait un peu plus d’un tour et demi sur elle même et viens se caller de l’autre coté du carrefour. Je fais un check orteils, c’est bon, je checke le cou, c’est bon, je me tate un peu, c’est bon , pas de sang. Hallelujah ! Je sors de ma voiture, des gens accourent de partout, moi je vais vers l’autre caisse voir si l’autre est pas mort. En sortant un coup d’oeil sur le coté de ma voiture (je la suis pris plein coté gauche) bien bien bien enfoncée la salope. Une A3 m’attend ,qui n’a pas bougée, le capot a peine amochée, meme pas d’airbag déclenché. A l’intérieur, une nana de 55 ans qui dit à tous les passants qui l’asssaillissent : mais j’etais sur qu’il n’y avait pas de feu rouge, c’est l’onde verte d’habitude…
Apres qu’une scooter soit venu lui expliquer que s’il m’avait doublé il serait mort et que 5 pietons qui s’apprétaient à traverser lui ai affirmé que oui elle était passeau rouge, elle reconnait.
La dessus je prends un chewing gum a la mente (on sait jamais je puais un peu la biere) et je me mets à remplir le truc pour l’assurance. Bon a part une faute dans mon nom je m’en sors bien niveau remplissage du constat… Et zoup voilà ma titine qui part au garage toute enfoncée. Mon assureur m’a dit qu’ils me feraient un cheque parce que y’a peu de chance que ça vaille le coup de reparer. Putain de vieille qui m’a defoncée ma jolie voiture que j’aimais et que je choyais et qui sortait du controle technique depuis une semaine. J’aurais jamais de quoi m’en racheter une aussi belle et puis je l’aimerai jamais autant que je l’ai aimée elle…
nouvelles de roman
Ca fait quelques temps alors je me propose de vous faire un petit point sur ma recherche d’éditeur. Bon j’ai un peau fait du moonwalk cet été parce que j’ai écrit une pièce qui sera jouée en janvier (plus d’infos à suivre), mais comme j’avais envoyé le manuscrit à une bonne cinquantaine d’éditeurs, j’ai le plaisir de recevoir presque tous les jours ma petite lettre type : ‘Merci d’avoir pensé à nous, mais on ne publie pas ce genre de bouquin’, ou alors ‘Pas l’unanimité autour de votre texte.’ Sur trente réponse, je crois que j’en ai reçu à peu près 2 personnalisées, dont une avec une charmante petite écriture toute ronde. Tout ça pour dire que le contact qui a apprécié mon livre dans une maison je vais pas le lâcher. Il m’a confirmé son intérêt et m’a demandé une version finale pour novembre. I’ll be on time. Et je vous tiendrais au courant. Que le Shaman vive longtemps (puisque le livre est Shaman Superstar).
dernier plaisir
La poésie moderne a-t-elle besoin d’être crue, cash, gore, vulgaire pour s’acheter une décence, une crédibilité, pour oser ce montrer et qu’on accepte de la regardée sans avoir honte ? Parfois je suis obligé de dire que je vais slammer pour qu’on écoute ma poésie… Oui, il y a une force à pouvoir exprimer des choses simplements, comme on les ressent, sans pincette, sans métaphore, même une liberté du possible des sujets traités. J’aime toutes les formes de poésie, des figures imposées à l’applat de couleurs difforme. Alors voilà, simplement exprimé, un plaisir simple que je crois nous partageons.
dernier plaisir
ça me tire si fort que je voudrais être une femme
même bourrée
escabeau vers la gerbe
monotonie de tes seins
J’en ai pris pour combien ? CDI
au chômage
pourquoi j’ai proposé ?
ascenseur vers le trip
lumières
fin du film
ça repart
toute ma vie au ciné pour que tu la fermes
un demi
un petit, un mi-temps de truc qui m’aille
Je baisse mon froc, j’aime chier
dernier plaisir total
mon bonheur à fleur de peau
introduction à la folie raisonnale
Il y a une part de folie dans le fait de persévérer, de s’obstiner, de s’acharner, et pourtant cette folie seule permet de s’ouvrir les porte de l’accomplissement. Alors il nous faut céder à cette folie, on lui la prend la main, sans lui accorder notre confiance, mais le chemin avance et plus le temps passe plus on doit lui payer son tribu, jusqu’à ce qu’elle nous porte tout à fait.
Voilà ce que c’est de vouloir : se jeter dans la folie. La poésie transmet le ressenti, et la folie est un ressenti d’un homme, pas ce que les autres croient en voir.
dans l’ombre les contours s’effacent
encore une longue nuit à attendre que le jour se lève, encore quelques heures de cette précieuse et effrayante solitude à meubler à écrireà vivre dans la peur anonyme. Dans l’ombre de la nuit les contours s’effacent, les idées se mélangent les projets se font un peu moins concrets, toujours aussi pressants. Je regarde avec terreur ce lit dans lequel je dois me jeter, il faudra bien, 5 jours de travail de la semaine on ne peut passer 5 nuits blanches alors oui je finirai bien par te rejoindre on finit toujours par céder, même si on est fort, si fort, mais il suffit d’un moment de faiblesse pour tout envoyer paître. Une pierre mal placée le train qui passe et le pont s’écroule en un manifique sursaut puis la poussière. Toujours la poussière avant le rien. Tu es poussière, mais avant tout tu n’es rien. Pensée incohérente de la nuit, pas toujours sombre il suffit d’une jolie bouteille, sacrée bouteille et tout devient possible. Tout est possible à celui qui sait ce qu’il veut. Si seulement il était plus simple de ne pas vouloir tout et n’importe quoi.