Réponse d’éditeur : éditions Anne Carrière
Oui, je sais, j’ai été dilétante dans mes mises en ligne de réponses d’éditeurs… Mais vous savez ce que c’est, une semaine à Londres, les grèves en rentrant à Paris, les soirées occupées autre part qu’à mon bureau… même si les nuits sont longues.
Cela dit, maintenant que je suis reparti, ça va usiner. Et les grands gagants du tirage au sort du jour sont : les Editions Anne Carrière.
Qui sont les Editions Anne Carrière ? Une maison du 6ème, encore, à la production relativement variée, mais avant tous les distributeurs en France de la prose de Paolo Coelho, et rien que ça, ça doit donner de sérieuses avances de cash pour pouvoir lancer les petits jeunes… Enfin c’est ce que je me disais en enoyant mon bouqui. En dehors de ce cher et mielleux Paolo, ils éditent du roman noir, des essais, de la littérature française et étrangère.
La réponse…
On fait dans le très classique: Notre comité de lecture a examiné avec une très grande
attention votre manuscrit Shaman Superstar. Malheureusmeent il ne peut pas s’intégrer à notre programme éditorial. En effet nous publions peu et sont donc obligés d’être très sélectifs.
Ce maniscrit est à disposition aux Editions Anne Carrière…. nous pouvons vous le réexpédier contre 5 euros….
Avec regrets et en vous remerciant de l’intérêt que vous portez à notre maison…
Les notes.
Oui c’est con ce système de note. A l’origine je ne l’avais pensé que pour que les auteurs qui n’avaient pas de quoi envoyer leur texte à beaucoup de maison puissent se concentrer sur ceux qui lisent voir renvoient des réponses un minimum personnalisé. Mais disons qu’il suffit de lire les articles pour le savoir, alors à bas les notes. Disons qu’on est sur une même base que du Lina Levi.
Rencontre avec un éditeur : la suite (2)

Discussion autour du manuscrit d’un roman
J’ai rencontré une nouvelle fois l’éditeur que j’avais déjà rencontré à propos de mon roman de fiction qui met en scène un shaman. Peu de retour sur le texte en lui-même, il m’avait déjà fait une liste importante à retravailler la dernière fois. Il m’a demandé si mon texte était prêt, mais il me manquait encore deux semaines pour des minis-corrections… J’avais quand même un exemplaire de la version en cours, et que croyez vous que j’ai fait ? Oui, je lui ai donné, mais en lui précisant de ne pas le lire! On est stupide dans certaines situations. Là, je ne suis pas amoureux mais j’étais quand même stupide. Je pense qu’il est blindé de travail et donc qu’il ne le lira pas, mais bon. Il a commencé à parler de corrections finales, correcteurs et comment ça va se passer niveau timing… Donc a priori je me dis que les indicateurs sont plutôt au vert quant à l’édition de ce livre.
Le titre, un choix de l’auteur ?
C’est une question récurente du monde de l’édition. Mon éditeur m’en a donné une bonne réponse (puisqu’il m’a dit que mon titre était nul (ce qui était vrai) et qu’il en avait un super (ce qui est encore plus vrai)) : Parfois le texte coule du titre (exemple huit-clos de Sartre. Le titre contient en soi l’idée directrice du texte. Parfois le texte est né de lui-même, et dans ce cas il est presque impossible à l’auteur de trouver quel est le meilleur titre possible. Manque de recul, attention aux détails, refus d’axer sur quelque chose en particulier, refus de l’ascpect commercial, etc… Exemple : La nausée de Sarte, titre trouvé et imposé par son éditeur, que Sartre accepta. (le deuxième sexe par exemple de Beauvoir est un titre troucé par le même éditeur).
Donc cet éditeur m’a trouvé un superbe titre, réellement magique.
Le rôle de l’éditeur ?
Plus j’y pense et plus je me dis qu’un éditeur pour un livre, c’est comme un producteur pour un album de musique, comme un metteur de scène pour une pièce de théâtre, il fait parti du projet. Il ne se contente pas de mettre son nom sur la pochette, il participe au projet, il l’accompagne. Je suis contre tous les auteurs comme Sulizer ou tous les éditeurs qui commandent à l’avance un travail à un auteur, parce qu’en dehors d’un roman de gare rien ne peut en sortir et ce n’est pas ce qui remettra à flots la production littéraire française… Mais dès la première version du texte produit, l’édteur peut commencer à intervenir et faire la différence sur le travail de production d’un texte.
nouvelles de roman
Ca fait quelques temps alors je me propose de vous faire un petit point sur ma recherche d’éditeur. Bon j’ai un peau fait du moonwalk cet été parce que j’ai écrit une pièce qui sera jouée en janvier (plus d’infos à suivre), mais comme j’avais envoyé le manuscrit à une bonne cinquantaine d’éditeurs, j’ai le plaisir de recevoir presque tous les jours ma petite lettre type : ‘Merci d’avoir pensé à nous, mais on ne publie pas ce genre de bouquin’, ou alors ‘Pas l’unanimité autour de votre texte.’ Sur trente réponse, je crois que j’en ai reçu à peu près 2 personnalisées, dont une avec une charmante petite écriture toute ronde. Tout ça pour dire que le contact qui a apprécié mon livre dans une maison je vais pas le lâcher. Il m’a confirmé son intérêt et m’a demandé une version finale pour novembre. I’ll be on time. Et je vous tiendrais au courant. Que le Shaman vive longtemps (puisque le livre est Shaman Superstar).
rencontre avec un editeur, première
Oui, je sais, ça va faire gueuler Wrath et tous ceux qui pensent que tout ne marche par réseau, et bin mon premier contact je l’ai eu de loin par contact. Un petit éditeur parisien qui a reçu mon dernier roman, apparamment l’a lu, qui m’a rappelé et fixé rdv pour en discuter autour d’un café. Alors voilà, j’attends, en plein 6ème, haut lieu cultissime de l’édition. Ca va faire 10 minutes que j’attends et personne. Je me sens comme à mes premier rendez vous quand je me pointais 15 minutes en avance et que je la maudissais de n’être pas aussi en avance. Je dois regarder mon portable à peu près deux fois par minutes (je n’ai pas de montre), je me redemande le jour, l’heure du rendez vous, non pas à chier j’en suis sûr. Je sue dans mon froc j’ai déjà perdu toute assurance qu’est-ce qu’il va me dire il m’édite ça y’est on signe ? Tout est à refaire ? Ecoute je viens te voir pour être gentil mais alors oublie d’écrire ? Cet insondable mystère me pétrifie et les minutes s’égènent de tout mon stress je serre mon téléphone portable pour regarder 3 ou 4 fois par minutes l’heure, je marche en rond, des tout petits ronds nerveux. On m’aborde, c’est lui, poignée de main foireuse comme jamais, je pars dans un sens il va dans l’autre, nikel, ça commence super. Assis commande à boire je n’ai pas d’argent, pourquoi c’est important maintenant pourquoi pas penser plus tôt, réflexe je me lève “je vais tirer de l’argent”. Je suis tellement dans le timing que je fantasme sur moi même niveau aisance en société. bref je reviens avec un beau billet de 50 euros tout neuf, celui des grandes occasions, avec ça je vais boire des vafé à n’en pas dormir pendant 3 jours. On discute de je ne sais plus quoi, non vraiment, je ne sais plus quoi, et puis la phrase : “à propos du roman”. Là c’est bon j’y suis, pas besoin de plus que ça pour me remettre à flot ‘compteur à zéro”. J’ai eu plaisir à le lire, vraiment ça m’a changé, qu’il me dit. Evidemment je pense “ça veut dire que je suis édité ? Mais il parle il parle… Tu l’as envoyé à beaucoup de maisons ? ce serait domage, tu n’as pas bien mis en forme les dialogues, tes guillemets, c’est insupportable. {merde} Et ça m’étonnerait qu’il passe tes 20 premières pages ; une fois que l’initiation commence, on rentre dedans, mais avant c’est trop lent {£#!&!§@ mmmmerde!}. Tes parties sont bien positionnée, l’histoire est vraiment bien ficelée, franchement j’ai accroché, j’ai même eu plaisir à le relire {ça veut dire que je suis édité?} Non vraiment c’est domage que tu l’aies envoyé tel quel aux grosses maisons. Bon… déjà c’est quasi impossible de passer en tant que nouvel auteur, mais là avec ton début calme, ils passeront jamais ça. Moi je veux bien voir ça dans trois mois, tu reviens avec les modifs, on discute d’un petit tirage, on voit la réaction des lecteurs, mais je suis pas le plus à même de lancer ce genre de bouquin, ça touche parfois au Beigbeder, c’est pas mon style, alors on peut essayer… mais comme je te dis, un petit tirage une fois que t’as modifié un peu les dialogues, que tu rentres plus vite dans l’action et que tu travailles un peu l’entamme de la deuxième partie pour qu’elle rentre plus fort.
J’ai dis oui, dans l’ensemble. J’ai pas trop réfléchi. Oui, mon bouquin commence doucement, et monte petit à petit, mais c’est voulu. Mes dialogues mal présenté, oui bon ça j’aurais peut être mieux fait de me pencher sur la question avant d’envoyer mon manuscrit à la terre francophone entière. Une petite maison avec un petit tirage c’est si mal que ça ? C’est bien ? Je n’en ai aucune idée, vous en avez ?