Réponse d’éditeur : éditions Anne Carrière

novembre 18, 2007 at 2:11 (les editeurs: orgueil et préjugés, reponses d’éditeurs) ()

Oui, je sais, j’ai été dilétante dans mes mises en ligne de réponses d’éditeurs… Mais vous savez ce que c’est, une semaine à Londres, les grèves en rentrant à Paris, les soirées occupées autre part qu’à mon bureau… même si les nuits sont longues.

Cela dit, maintenant que je suis reparti, ça va usiner. Et les grands gagants du tirage au sort du jour sont : les Editions Anne Carrière.

Qui sont les Editions Anne Carrière ? Une maison du 6ème, encore, à la production relativement variée, mais avant tous les distributeurs en France de la prose de Paolo Coelho, et rien que ça, ça doit donner de sérieuses avances de cash pour pouvoir lancer les petits jeunes… Enfin c’est ce que je me disais en enoyant mon bouqui. En dehors de ce cher et mielleux Paolo, ils éditent du roman noir, des essais, de la littérature française et étrangère.

La réponse…
On fait dans le très classique: Notre comité de lecture a examiné avec une très grande editions anne carriereattention votre manuscrit Shaman Superstar. Malheureusmeent il ne peut pas s’intégrer à notre programme éditorial. En effet nous publions peu et sont donc obligés d’être très sélectifs.
Ce maniscrit est à disposition aux Editions Anne Carrière…. nous pouvons vous le réexpédier contre 5 euros….
Avec regrets et en vous remerciant de l’intérêt que vous portez à notre maison…

Les notes.
Oui c’est con ce système de note. A l’origine je ne l’avais pensé que pour que les auteurs qui n’avaient pas de quoi envoyer leur texte à beaucoup de maison puissent se concentrer sur ceux qui lisent voir renvoient des réponses un minimum personnalisé. Mais disons qu’il suffit de lire les articles pour le savoir, alors à bas les notes. Disons qu’on est sur une même base que du Lina Levi.
 

Permalien 5 commentaires

Le dernier Eurostar de Waterloo, j’y étais

novembre 14, 2007 at 11:00 (remarques, voyages)

Après le grand moment symbolique des 18:02 pour la release du nouvel iPhone pour O2, voici donc le nouveau moment 18h00 historique qui vont complètement changer la face du monde. J’ai réservé ce week end il y a trois mois pour avoir un billet pas char, et c’est surement pas en rentrant un mardi soir que je m’attendais à un tel bordel en arrivant dernier eurostar(déchiré comme il se doit après 6 jours à London BABY!) à mon Eurostar. Concert de Stars anglaises, et que ça pleure, grande déclaration de je ne sais pas qui, bref la grosse artillerie pour dire adieu à la gare portant le nom le plus pourri de toute l’histoire du chemin de fer : Waterloo!! Bienvenu King’s Cross, Bienvenu St Pancras ! C’est les constructeur de la ligne direct Waterloo / Banl (station de la City desservie en direct depuis Waterloo) qui vont être content. Enfin cette petite gare très pourrie ne me manquera pas, non pas que j’aime particulièrement le modernisme, mais c’était un chef d’oeuvre de travail à l’anglaise : moche pourri, désuet, moche, pourri, usé comme si ça avait trois mille ans, rouillé, pas stable, bruillant. Heureusement que les français ont mis leur grain de sable pour avoir une gare correcte à St Pancras. Non mais sérieux !! (Que ceux qui me trouvent chauvin fasse deux changements de dix kilomètres à pied à Londres escaliers inclus ou alors se fasse goutter dessus à New York…)

Allez, bye bye Waterloo et bienvenue à High Speed 1 to St Pancras!!

Permalien Laisser un commentaire

ils sont fous ces londoniens!

novembre 14, 2007 at 12:38 (remarques, voyages) (, , , , , )

Par Toutatis ! Il semble que la célèbre phrase d’Obélix, que je n’utilisais avant iphine queue o2 magasin sortieessentiellement que pour les japonnais, soit désormais applicable aussi aux anglais. J’étais tranquillement à Londres en fin de semaine dernière, en train de marcher d’Oxford Circus où j’avais fait quelques achats à Bank (La City), là où bossent tous les financiers, afin de les chopper à la sortie du boulot et de prendre ensemble quelques choppines. A chaque magasins O2 (opérateur téléphone mobile), je voyais des files énorme de gens qui attendaient, et ces files grandissaient, grandissaient. Je n’en tins plus et allai demander la raison de tels attrouppemment. Les gens répondirent avec un grand sourire, limite à se foutre de ma gueule du genre “QUOI MAIS COMMENT TU NE PEUX PAS ETRE AU COURANT ?????” qu’à 6:02 pm ce jour là sortait l’iPhone compatible avec le réseau anglais…
No comment. Enfin si. Que les japonnais fassent 48h de queue pour la sortie de la iphone queue dans les magasins o2playstation pourquoi pas, que les américains passe le même temps à attendre pour un concert de Britney Spears admettons, ils ne sont pas Européens ceux-là, j’admets que nous puissions être différents à ce point. Mais là, que des anglais (ok se sont encore des insulaires, mais bon…) si proches de nous par la distance, ce mettent à avoir ce même genre de comportement débile… par Toutatis, moi qui croyait que leur temps vallait de l’argent ! Est-il si important de se la péter à se point qu’ils ne puissent attendre quelques heures/jours ?

Un avis ? Le feriez vous ?

Permalien Laisser un commentaire

encore un cri

novembre 7, 2007 at 12:14 (poésie, remarques) ()

ça fait un moment que je vous ai pas servi un petit texte poétique, simple et plein d’allant comme je les aime. Je suis en ce moment en pleine recherche de sens, vous savez la situation dans laquelle on se retrouve quand on finit un cycle et qu’on en prépare un nouveau. C’est agréable, excitant, n’est-ce pas ? Quand tous les projets ne sont qu’idées, que tous les lieux ne sont que des rêves de voyages, quand les futurs emplois sont sans défaut, riches à vouloir dormir au boulot… Oui, c’est ça vous l’avez… Toutes ces voix de tous ceux qu’on pourrait être si on suivait l’un ou l’autre des chemins….

                      encore un cri    

tous les orages toutes les voix
un seul furieux appel
commotion du temps
      étriqué insoumis
gorgé de sang et de non-dits
      inaudible
perdu mais serein
rien à gagner
tout à jouer tout dans la balance
    tout tenter
à la lumière d’une faille espérer vaincre
    se tromper encore
y replonger avec folie
sans rien mûrir
    oublier le point 
          dépassé sans doute
hésiter entre rire et souffrance
ne pas s’en contenter

un cri encore
        rauque et solitaire
aussi seul mais plus rageur
                pour qui voudrait l’entendre

Permalien Laisser un commentaire

Rencontre avec un éditeur : la suite (2)

novembre 4, 2007 at 10:56 (les editeurs: orgueil et préjugés) ()

imprimerie

Discussion autour du manuscrit d’un roman
J’ai rencontré une nouvelle fois l’éditeur que j’avais déjà rencontré à propos de mon roman de fiction qui met en scène un shaman. Peu de retour sur le texte en lui-même, il m’avait déjà fait une liste importante à retravailler la dernière fois. Il m’a demandé si mon texte était prêt, mais il me manquait encore deux semaines pour des minis-corrections… J’avais quand même un exemplaire de la version en cours, et que croyez vous que j’ai fait ? Oui, je lui ai donné, mais en lui précisant de ne pas le lire! On est stupide dans certaines situations. Là, je ne suis pas amoureux mais j’étais quand même stupide. Je pense qu’il est blindé de travail et donc qu’il ne le lira pas, mais bon. Il a commencé à parler de corrections finales, correcteurs et comment ça va se passer niveau timing… Donc a priori je me dis que les indicateurs sont plutôt au vert quant à l’édition de ce livre.

Le titre, un choix de l’auteur ?
C’est une question récurente du monde de l’édition. Mon éditeur m’en a donné une bonne réponse (puisqu’il m’a dit que mon titre était nul (ce qui était vrai) et qu’il en avait un super (ce qui est encore plus vrai)) : Parfois le texte coule du titre (exemple huit-clos de Sartre. Le titre contient en soi l’idée directrice du texte. Parfois le texte est né de lui-même, et dans ce cas il est presque impossible à l’auteur de trouver quel est le meilleur titre possible. Manque de recul, attention aux détails, refus d’axer sur quelque chose en particulier, refus de l’ascpect commercial, etc… Exemple : La nausée de Sarte, titre trouvé et imposé par son éditeur, que Sartre accepta. (le deuxième sexe par exemple de Beauvoir est un titre troucé par le même éditeur).
Donc cet éditeur m’a trouvé un superbe titre, réellement magique.

Le rôle de l’éditeur ?
Plus j’y pense et plus je me dis qu’un éditeur pour un livre, c’est comme un producteur pour un album de musique, comme un metteur de scène pour une pièce de théâtre, il fait parti du projet. Il ne se contente pas de mettre son nom sur la pochette, il participe au projet, il l’accompagne. Je suis contre tous les auteurs comme Sulizer ou tous les éditeurs qui commandent à l’avance un travail à un auteur, parce qu’en dehors d’un roman de gare rien ne peut en sortir et ce n’est pas ce qui remettra à flots la production littéraire française… Mais dès la première version du texte produit, l’édteur peut commencer à intervenir et faire la différence sur le travail de production d’un texte.

Permalien Laisser un commentaire