la plaie et son couteau

septembre 20, 2007 at 9:53 (poésie)

L’absence provoque beaucoup de choses, parfois elle crée même des sentiments qui jamais dans la présence n’auraient éclos.

 L’absence agit comme le soleil sur une petites graine en terre fertile : si la graine trouve la force de percer la terre, l’absence la transformera en une plante pleine de vie.

L’absence et son pouvoir sont trop peu loués, je voulais leur rendre homage.

 

la plaie et son couteau 

 

Je découvre la douleur

Le couteau a pénétré, doucement, s’est retiré

une piqûre

Première réaction : se gratter, la faire partir

Mais le point fixe, toujours présent

            chaque instant

à en deviner les contours, au millimètre

d’entaille

de vide

 

Le couteau ressorti

la chair à nue refuse de se refermer

Chaque jour la plaie appelle l’arme 

Combler ce vide, quitte à s’enfoncer plus profond

plus profond -un cri- mais plus la chair à vif !

Te sentir à nouveau.

Souffrir de toi s’il le faut, mais pas de ton absence

 

 

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