la plaie et son couteau
L’absence provoque beaucoup de choses, parfois elle crée même des sentiments qui jamais dans la présence n’auraient éclos.
L’absence agit comme le soleil sur une petites graine en terre fertile : si la graine trouve la force de percer la terre, l’absence la transformera en une plante pleine de vie.
L’absence et son pouvoir sont trop peu loués, je voulais leur rendre homage.
la plaie et son couteau
Je découvre la douleur
Le couteau a pénétré, doucement, s’est retiré
une piqûre
Première réaction : se gratter, la faire partir
Mais le point fixe, toujours présent
chaque instant
à en deviner les contours, au millimètre
d’entaille
de vide
Le couteau ressorti
la chair à nue refuse de se refermer
Chaque jour la plaie appelle l’arme
Combler ce vide, quitte à s’enfoncer plus profond
plus profond -un cri- mais plus la chair à vif !
Te sentir à nouveau.
Souffrir de toi s’il le faut, mais pas de ton absence