L’encre de ton venin

septembre 20, 2007 at 9:46 (poésie)

L’encre de ta bouche coule comme un venin et se répand en cette eau trouble. Tu m’as menti une fois, j’y ai cru je ne sais pas, deux fois, à peine un peu plus. Une encre desséchée coagule à la surface de l’eau qui stagne. La pluie même n’en brise plus l’écorce et la sècheresse ne la fait plus fondre. Tu peux me traiter d’immature je n’en suis pas si différent, ces gouttes qui rebondissent sont ma seule vérité. Mon ivresse diluée n’arrêtera pas la fuite, quand la blessure est trop profonde l’espoir seul ne stoppe pas l’hémorragie, alors lâche tes cotons et cette médecine de pacotille. Si la fuite est le salut toute autre issue est une prison et une blessure, et une page qui se dérobe sous les assauts de ma plume, un mensonge de plus à tenter d’oublier, une nouvelle guerre entre nous pour encore y replonger.

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